collapsologie

collapsologie

On a parlé de collapsologie sur RTS le 13 juin 2020 dernier. Intitulée “Et si tout s’effondrait?”, cette émission animée par Florence Farion a été l’occasion d’un décryptage des processus d’effondrements. Mais aussi de lʹéco-anxiété ou des angoisses de finitude (mort ou fins des temps) qui en résultent.

Dépasser les peurs par l’action

“Seule l’action nous délivre de la mort”. Citant St-Exupéry, Pierre-Eric Sutter explique la façon d’y faire face, à l’occasion de la sortie de son ouvrage “Nʹayez pas peur du collapse”. Ce livre a été co-écrit avec Loïc Steffan et préfacé par Pablo Servigne (aux Editions Desclée de Brouwer). Il intègre le témoignage de ceux qui ont dépassé leur peurs par l’action.

Également, en avant-première, il a été proposé l’écoute durant l’émission d’un des morceaux du “Requiem pour les temps futurs”. Ce projet innovant est le fruit du travail d’un collectif, “L’Armée des Douze Sages”. Il propose une approche artistique de la collapsologie (lire l’article à ce sujet) pour sublimer les angoisses de finitude. Mai aussi pour alerter nos contemporains sur l’urgence de la nécessité d’agir. Il sortira à la mi-août 2020.

“N’ayez pas peur du collapse”: pourquoi ce livre?

La question du collapse prend un peu plus d’importance depuis que la Covid est passé par là. Une fragilité, de nous-mêmes et de nos sociétés, découverte au fil de la pandémie, a suscité une curiosité plus grande pour les effondrements et la narration collapsologique. Le monde change et l’incertitude s’accroît, au risque d’affecter notre santé mentale.

La crise sanitaire de la Covid aura-t-elle été une sorte de répétition générale du collapse? Répétition générale de ce qu’annoncent les collapsologues, i.e. les différents effondrements de nos sociétés thermo-industrielles. Certes, la Covid n’a pas été un effondrement aussi radical que l’extinction d’une espèce, la destruction d’un écosystème voire la disparition d’une civilisation. On pourrait plutôt parler “d’effritement”.

Covid: un signal fort

Cela reste néanmoins un signal fort. Un signal que nous envoie la nature sur les conséquences des dérèglements écologiques que l’humanité provoque sur elle. Il est temps de remettre en cause nos modes de fonctionnement qui découlent de nos croyances. Celle d’une croissance infinie dans un monde fini. Ou celle que la technologie réparera toutes nos destructions. C’est ainsi que pour changer nos comportements, il faut d’abord faire évoluer notre logiciel de croyances.

Pour écouter l’émission, cliquer ici.

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